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Mettre en œuvre la priorisation des risques et la remédiation pour relever les défis liés au travail en environnement distribué

Mettre en œuvre la priorisation des risques et la remédiation pour relever les défis liés au travail en environnement distribué

La plupart des administrations ont réussi à répondre aux besoins initiaux liés à l'augmentation soudaine du télétravail, en mettant en place les éléments fondamentaux nécessaires à la poursuite des activités essentielles. Une étude récente a révélé qu'environ 90 % (s'ouvre dans un nouvel onglet) des fonctionnaires fédéraux pratiquent désormais le télétravail et que 76 % d'entre eux estiment qu'ils pourront télétravailler au moins à temps partiel à l'avenir. Les bases étant désormais en place, la prochaine priorité pour chaque équipe informatique consiste à évaluer minutieusement les risques cybernétiques, les protections actuelles et les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des systèmes et des données dans un environnement où le nombre de terminaux augmente de manière exponentielle et où ceux-ci sont répartis sur un nombre croissant de sites.

Les données stockées sur des terminaux fonctionnant en dehors du périmètre du réseau de l'organisme ne sont pas les seules à être menacées : s'ils sont compromis, ces terminaux peuvent également être utilisés par des acteurs malveillants pour altérer ou voler des données sensibles sur le réseau d'entreprise de l'organisme. À mesure que le nombre d'appareils situés en dehors du réseau protégé augmente, la surface d'attaque s'étend et les risques s'accroissent.

En réalité, de nombreuses organisations avaient déjà du mal à respecter les règles élémentaires de cybersécurité avant l'essor du télétravail, et la plupart des outils de sécurité mis en place étaient conçus pour les entreprises locales. Avec un personnel réparti sur plusieurs sites, cela se traduit par une augmentation des risques cybernétiques, car les outils de sécurité en place perdent encore davantage de leur efficacité.

Dans ce nouveau contexte, les équipes informatiques fédérales devraient se concentrer sur la hiérarchisation des risques et la mise en œuvre de mesures correctives, c'est-à-dire identifier et corriger les vulnérabilités qui présentent le plus grand risque et qui pourraient avoir l'impact négatif le plus important sur l'agence et sa mission.

Mise en œuvre de la hiérarchisation des risques et des mesures correctives

Près de la moitié (s'ouvre dans un nouvel onglet) des agences fédérales affirment que la nouvelle organisation du travail à distance a eu des répercussions sur la mise en œuvre des projets, et plus d'un quart d'entre elles estiment que la planification du prochain exercice budgétaire a pris du retard. Les mois d'avril et de mai ont été marqués par des changements, et le mois de juin devrait permettre de rattraper le retard. Les clients ont des attentes de plus en plus élevées en matière d'informations en temps réel et d'assistance informatique ; les administrations doivent donc s'y préparer.

La hiérarchisation des risques peut aider les équipes informatiques à évaluer l'infrastructure au-delà des vulnérabilités liées aux données, afin de déterminer quelles vulnérabilités corriger et d'évaluer le niveau de sécurité d'un terminal, ce qui peut modifier considérablement le niveau de risque. En hiérarchisant les risques, les équipes de sécurité peuvent affecter plus efficacement leurs ressources, déjà limitées, afin de se concentrer sur les tâches essentielles à leur mission.

Cependant, les équipes informatiques doivent désormais tenir compte, en fonction du contexte, des degrés de séparation entre chaque terminal. Outre la connectivité au réseau d'entreprise, il existe souvent une connectivité avec d'autres terminaux, les applications et les utilisateurs authentifiés sur chacun d'entre eux, ainsi que les droits et privilèges accordés par le biais de mécanismes tels que l'appartenance à un groupe Active Directory. Même si un terminal est parfaitement sécurisé, un profil utilisateur sur un autre terminal plus vulnérable pourrait constituer un point d'accès permettant un déplacement latéral vers l'ensemble du réseau. Étant donné que ces facteurs et variables peuvent évoluer d'une seconde à l'autre au sein d'une grande entreprise, une évaluation des risques trimestrielle, mensuelle, voire hebdomadaire, s'avère insuffisante.

Souvent, les problèmes de sécurité auxquels sont confrontées les administrations sont trop simplifiés, et les fournisseurs ne peuvent proposer que des solutions partielles pour y remédier ; ils effectuent une évaluation des vulnérabilités et obtiennent un score de risque grâce à des systèmes tels que le Common Vulnerability Scoring System (CVSS), norme de référence du secteur, ce qui les aide à évaluer et à hiérarchiser leurs processus de gestion des vulnérabilités. Cependant, bien que ces systèmes d’évaluation des risques combinent plusieurs types de données afin de fournir un score de vulnérabilité, ils ne s’appuient pas toujours sur des données en temps réel et la qualité des résultats dépend entièrement de celle des données saisies.

Les fournisseurs ont résolu une partie du casse-tête en diagnostiquant les vulnérabilités et en identifiant les menaces, mais ils doivent désormais prendre en compte les millions de scores de risque associés à des millions de terminaux – dont certains sont inconnus – qui tentent d’accéder au réseau, ainsi que le contexte des relations entre ces terminaux au fil du temps.

L'absence de visibilité complète sur le réseau fait que de nombreuses vulnérabilités restent inconnues et réduit les évaluations des risques à de simples conjectures pour les équipes informatiques, ce qui augmente le risque de violation de la sécurité. Les scores de risque sont des indicateurs évolutifs et, en particulier dans le nouveau contexte du télétravail, ils doivent s'appuyer sur des données en temps réel afin de protéger l'environnement de l'agence et sa mission globale.

Obstacles liés à la connectivité

Maintenant que les agences ont mis en place une connectivité de base, l'accent est désormais mis sur l'optimisation des connexions et le renforcement de la sécurité. Il existe diverses approches : certaines agences ont jugé que les réseaux privés virtuels (VPN) à tunnel partagé présentaient un risque trop élevé et ont opté pour des VPN à tunnel complet, dans lesquels le trafic utilisateur et le trafic de gestion transitent par le même canal. Si cette approche permet d'atteindre l'objectif à court terme consistant à établir et à maintenir une connectivité sécurisée, elle entraîne également des conséquences imprévues.

L'utilisation de VPN à tunnel complet peut entraîner des temps de réponse lents, ce qui peut pousser les employés à se déconnecter complètement du VPN. Lorsque cela se produit, les équipes informatiques ne ont pas connaissance de l'existence de ces appareils et ceux-ci ne reçoivent pas les correctifs de sécurité réguliers, ce qui les rend de plus en plus vulnérables aux cyberattaques. Alors que ces terminaux bénéficiaient auparavant d’une protection supplémentaire grâce à leur emplacement derrière la barrière protectrice du périmètre du réseau d’entreprise, ils se trouvent désormais isolés dans un environnement non contrôlé, où seuls leurs outils spécifiques assurent leur protection, et où une gestion active et une visibilité ne sont possibles que lorsqu’ils sont connectés au VPN.

Le BYOD a ajouté un niveau supplémentaire de risque et de complexité, de nombreux employés ayant recours à leurs appareils personnels pour continuer à travailler. Cependant, il existe souvent un décalage non seulement entre les outils prêts à l'emploi installés sur l'appareil personnel d'un individu et son ordinateur professionnel, mais aussi entre les outils de sécurité installés et gérés sur chacun d'entre eux. De plus, lorsque ces appareils BYOD ne se connectent au réseau de l'organisme que de manière ponctuelle, les cybercriminels n'ont plus besoin de franchir un périmètre de protection à plusieurs niveaux pour accéder au serveur principal. Ils peuvent utiliser cet appareil non protégé comme point d'entrée dans le réseau.

Une approche globale permet d'améliorer la visibilité et le contrôle du réseau, quel que soit l'emplacement d'un équipement. Le problème réside dans le fait que les décisions relatives à la connectivité, à la sécurité des terminaux et à la sécurité du périmètre sont souvent prises de manière isolée par les équipes indépendantes chargées de chacun de ces domaines, plutôt que dans le cadre d'une solution globale. En adoptant une approche globale, les équipes peuvent identifier les facteurs qui influent sur les risques de l'agence, atténuer chacun de ces risques dans l'immédiat et y remédier à long terme.

En regroupant les équipes sur une plateforme unique qui intègre des outils de gestion des terminaux d’ , ainsi que des solutions de sécurité, les administrations peuvent éliminer les silos de données et combler les lacunes en matière de responsabilité, de visibilité et de résilience qui existent souvent entre les équipes informatiques et les équipes de sécurité. Cela permet aux agences de tirer parti d'une approche modernisée offrant une visibilité de bout en bout sur les utilisateurs finaux, les serveurs et les terminaux cloud, ainsi que la capacité d'identifier les ressources, de protéger les systèmes, de détecter les menaces, de réagir aux attaques et de procéder à une reprise à grande échelle.

Les équipes peuvent ainsi identifier les risques et les vulnérabilités, et hiérarchiser ces risques à l'échelle de l'environnement. Surtout, ils peuvent prendre des mesures pour réagir en temps réel et remédier aux problèmes sur les terminaux, où qu'ils se trouvent dans le monde.

La prochaine étape

Des solutions à l'épreuve du temps

Alors que les agences se tournent vers l'avenir, les activités ne reprendront pas comme par le passé et les budgets en subiront les conséquences. Les organismes doivent tenir compte de la viabilité à long terme des solutions, notamment en ce qui concerne l'atténuation des risques inhérents à un effectif réparti géographiquement. Ils devraient faire preuve de pragmatisme dans leurs projets futurs, en menant des réflexions idéologiques sur l'évaluation et la mesure des risques, en mettant en place des mesures d'atténuation et en trouvant des solutions rentables pour gérer ces risques et sécuriser le réseau. Les équipes informatiques doivent s'appuyer sur les données et vérifier la validité des données utilisées par les agences.

Données en temps réel

Les organismes doivent mettre en place les bases nécessaires pour évaluer et gérer les risques à partir de données en temps réel, afin d'assurer la continuité de leurs activités et de leurs missions dans un contexte de risques qui a radicalement et irrévocablement changé.

Évaluation des outils

Il peut sembler impossible de disposer suffisamment rapidement de la quantité de données nécessaire pour prendre de bonnes décisions en matière de risques. Mais ce n'est pas impossible : cela se fait déjà aujourd'hui. Compte tenu des nouveaux niveaux et types de risques liés à ce contexte de télétravail, il est essentiel de mettre de côté les évaluations et les mesures de protection traditionnelles et de commencer à aborder les risques de manière pragmatique. Les agences doivent examiner de près les outils existants et les limites qu'ils présentent lorsqu'il s'agit de gérer des terminaux distants, et envisager de remplacer les outils et plateformes obsolètes qui ne répondent pas aux exigences.

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