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Perspectives

Cybersécurité fédérale : trop d'outils gâtent la sauce

Certaines agences fédérales disposent de pas moins de 50 outils de sécurité. Pourtant, rares sont ceux qui ont confiance dans la capacité de ces outils à fournir des données en temps réel, précises et pertinentes.

Les agences fédérales ne manquent pas d'outils de sécurité. Cependant, avec la multiplication des terminaux décentralisés, bon nombre de leurs outils traditionnels de sécurité périmétrique sont désormais obsolètes.

Les responsables informatiques se tournent souvent vers de nouveaux outils, correctifs et mises à jour pour combler les lacunes en matière de cybersécurité au niveau fédéral. Mais peu de ces outils sont utilisés. Selon une nouvelle étude, seul un responsable informatique fédéral sur trois déclare que le taux d'utilisation de ses outils dépasse même 50 %.

Il ne sert pas à grand-chose d'essayer de sauver ces investissements passés en y ajoutant à la va-vite de nouvelles fonctionnalités. Au contraire, les principales agences fédérales procèdent à une refonte complète de leur infrastructure d'outils de sécurité en adoptant une nouvelle approche de base.

Ces équipes informatiques ont pris conscience qu’une approche moderne offre une visibilité et un contrôle en temps réel, à grande échelle, sur tous les terminaux du réseau, quel que soit leur emplacement physique. Lorsqu'une seule faille de sécurité peut mettre en danger l'ensemble d'une organisation, il n'y a pas de place pour l'erreur.

Les risques liés à la dépendance vis-à-vis des outils

Afin d'adopter une approche proactive face aux risques et de se conformer aux exigences fédérales plus strictes en matière de cybersécurité, les principales agences procèdent au retrait progressif de leurs infrastructures obsolètes. Les méthodes qui faisaient leurs preuves il y a 10 ans, telles que la sécurité périmétrique et les pare-feu, ne sont plus adaptées au paysage actuel des menaces.

Qu'en est-il des agences qui continuent, quant à elles, à s'appuyer sur des outils plus anciens ? Ils sont confrontés à des risques croissants. Comme le dit le vieil adage, il y a « trop de cuisiniers dans la cuisine ». En ajoutant sans cesse de nouveaux outils et fonctionnalités, ils risquent de se retrouver avec un trop grand nombre d'outils, dont beaucoup ne sont plus efficaces.

Ce recours excessif à des outils obsolètes peut également compliquer la prise de décision en matière de risques. De plus, trop d'outils sont difficiles à adapter à une plus grande échelle. Cela peut également conduire les responsables de la cybersécurité à tenter de protéger une entreprise sans frontières à l'aide d'outils conçus pour un périmètre traditionnel.

Les responsables informatiques commencent à prendre conscience de ces écueils. Dans une récente enquête, la quasi-totalité des responsables fédéraux de la cybersécurité (99 %) ont déclaré qu’ils rationalisaient et regroupaient leurs outils, ce qui pourrait se traduire par un gain d’efficacité.

Une autre voie

Chaque organisme fédéral a des besoins qui lui sont propres et doit comprendre qu'il n'existe pas de solution miracle en matière de cybersécurité. Aucun outil, à lui seul, ni même plusieurs outils combinés, ne peut garantir le niveau de sécurité requis pour les données fédérales. Ce qu'il faut, c'est une approche réfléchie, aussi unique que les besoins de l'agence.

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