En tant qu’associé senior, j’ai travaillé en étroite collaboration avec les clients de PwC afin de recueillir des informations dans le cadre de leur enquête annuelle « Global State of Information Security Survey » (GSISS) de l’ , disponible à l’adresse . Une décennie plus tard, j'étais ravi de recevoir un exemplaire de la part de PwC, l'un des partenaires de Tanium. Parmi les thèmes abordés dans le rapport figuraient l’augmentation du nombre d’incidents, l’adoption continue de solutions cloud pour héberger des systèmes et des données sensibles, une implication accrue des dirigeants et du conseil d’administration, ainsi que l’adoption généralisée des cadres de cybersécurité de l’ .
Bien qu’encourageantes, ces tendances exercent des pressions supplémentaires sur des équipes de sécurité déjà débordées, désormais tenues de répondre à davantage d’alertes, de prendre en charge des solutions cloud et mobiles en pleine expansion, de générer des indicateurs pertinents pour la direction et de veiller au respect de cadres de sécurité rigoureux. Conscientes que les talents dans le domaine de la sécurité restent rares, les organisations devront veiller à se doter des outils adaptés qui permettront à leur personnel actuel d'obtenir plus facilement et plus rapidement les informations nécessaires pour répondre à ces évolutions.
Surcharge d'incidents
Le rapport de PwC a souligné que l'amélioration de la détection avait entraîné une augmentation de 38 % du nombre d'incidents gérés par les organisations participantes. Cela pose deux défis aux organisations. Tout d'abord, l'augmentation du nombre d'incidents nécessite des ressources qualifiées supplémentaires pour procéder au triage et mener les enquêtes. Ces ressources sont déjà rares, et cette situation ne fera qu'aggraver encore ce problème. Deuxièmement, les équipes de sécurité informatique devraient, en règle générale, consacrer au moins 50 % de leur temps à la détection des attaques et à la mise au point de techniques nouvelles et innovantes visant à renforcer la capacité d’une organisation à contrecarrer l’attaquant, tout au long de la chaîne d’attaque.
La solution à ces défis ne consiste pas à recruter davantage de personnel, mais à améliorer l'efficacité de votre équipe actuelle. Dans le cadre de ma collaboration avec nos clients, je constate que les gains d'efficacité les plus importants proviennent d'un accès aux données exponentiellement plus rapide qu'auparavant et de la capacité à évaluer une alerte en quelques minutes, au lieu de plusieurs heures.
Suite aux retours similaires de nos clients, notre équipe de développeurs et d'anciens spécialistes de la gestion des incidents a mis au point une méthode permettant de collecter en continu des données d'analyse forensic sur les terminaux. Ces informations restent à la disposition des intervenants, au cas où une alerte signalerait une activité potentiellement malveillante sur un système. De même, les données sont consultables à l'échelle de l'entreprise, ce qui permet aux intervenants de trouver une activité similaire ou de créer en quelques secondes des scénarios de détection complexes couvrant l'ensemble des terminaux. De ce fait, le tri des alertes est nettement plus rapide et le personnel chargé des enquêtes informatiques peut se concentrer sur d'autres tâches plus prioritaires.
Préoccupations liées à la connectivité
Le rapport du GSISS a également mis l'accent sur la prolifération des appareils connectés et des données, 75 % des organisations transférant leurs données sensibles vers le cloud et accordant une attention accrue à l'Internet des objets (IoT). C'est une mauvaise nouvelle pour la plupart des organisations, dont beaucoup peinent encore à mieux cerner les appareils actuellement présents sur leurs réseaux physiques.
Ce défi peut se résumer à l'expérience que j'ai acquise au sein d'entreprises au cours de la dernière décennie. Il y a près de huit ans, j’ai dû faire face à ma première violation de données majeure et publique. Au cours de l'enquête, j'ai découvert que l'organisation concernée n'était pas en mesure de fournir des informations élémentaires, notamment un inventaire des appareils et des applications, les niveaux de correctifs des systèmes d'exploitation et des applications tierces courantes, des schémas du réseau ou une liste de ses serveurs de bases de données de production.
Huit ans plus tard, et malgré de nombreuses normes (telles que le SANS Top 20) qui préconisent vivement une bonne visibilité sur les actifs et les applications, rien n'a changé et les organisations continuent à peiner à répondre aux mêmes questions fondamentales. Le défi consistant à obtenir une visibilité sur l'état actuel des appareils au sein d'une entreprise ne fera que s'aggraver avec la multiplication des appareils connectés.
Les organisations devront s'assurer de disposer d'une solution permettant de relever les défis actuels liés au maintien d'une visibilité en temps réel (15 secondes) sur les terminaux traditionnels et les solutions émergentes telles que le cloud, la mobilité et l'IoT. Il s'agit là d'un autre domaine dans lequel nous travaillons en étroite collaboration avec nos clients, afin de garantir que notre technologie soit capable de prendre en charge un nombre croissant d'appareils et continue d'offrir une visibilité sur des millions d'appareils, qu'ils soient sur site ou à distance, en quelques secondes. Aujourd'hui, bon nombre de nos clients tirent parti de cette visibilité pour tenir à jour un inventaire précis de leurs actifs et de leurs applications, surveiller les configurations des appareils et effectuer d'autres tâches essentielles au maintien d'une bonne hygiène de sécurité, ce qui reste un objectif difficile à atteindre pour la plupart des organisations.
Impliquer le conseil d'administration
Il y a cinq ans, lorsque j'abordais la question des violations de sécurité avec des dirigeants et des membres du conseil d'administration, mes échanges visaient principalement à sensibiliser ces responsables aux menaces ciblées. Aujourd'hui, ce débat a évolué. Les membres du conseil d'administration et les dirigeants comprennent mieux les menaces existantes et s'attachent à comprendre et à vérifier comment les risques de sécurité sont efficacement maîtrisés au sein d'une organisation. PwC a confirmé cette évolution, soulignant que 45 % des conseils d'administration collaborent désormais régulièrement avec les responsables de la sécurité afin de mieux comprendre les risques et les stratégies d'atténuation.
En conséquence, les responsables de la sécurité doivent désormais offrir une visibilité sur les risques de l'entreprise, à l'aide d'indicateurs pertinents. Cela inclut des indicateurs de performance tels que le délai moyen de détection des incidents, le délai moyen de correction des terminaux vulnérables, ainsi que d'autres données nécessitant une visibilité globale et en temps réel. Bon nombre de nos clients utilisent Tanium pour collecter ce type de données en temps réel sur des centaines de milliers d'appareils, afin de démontrer la valeur ajoutée de leur solution et d'orienter les décisions stratégiques.
D'après les retours de nos clients, les conseils d'administration demandent également de plus en plus souvent à avoir une visibilité sur les aspects sécuritaires des acquisitions. Les conseils d'administration et les dirigeants souhaitent notamment savoir si une société cible d'acquisition est compromise ou si elle souffre de pratiques de sécurité insuffisantes. Les conseils d'administration avisés sont conscients que les coûts liés à la résolution d'un incident existant ou à l'amélioration de pratiques de sécurité insuffisantes doivent être pris en compte dans le coût d'acquisition d'une entreprise. Nos clients utilisent Tanium pour répondre à ces préoccupations, car cette solution permet de détecter en quelques minutes les intrusions, les failles de sécurité et les erreurs de configuration.
Conclusion
Les résultats de PwC révèlent que les organisations doivent se concentrer sur un certain nombre de défis complexes. Pour relever chacun de ces défis, ces organisations ont bien sûr besoin de collaborateurs compétents et de processus reproductibles. Mais tout aussi important, les équipes de sécurité d'aujourd'hui ont besoin d'outils leur permettant d'obtenir rapidement et facilement les informations dont elles ont besoin sur des dizaines ou des centaines de milliers d'appareils, afin de faire face aussi bien à des défis simples qui n'ont pas encore été résolus qu'à des attaques plus sophistiquées.
Pour consulter l'intégralité de l'enquête « Global State of Information Security », rendez-vous sur, , , http://www.pwc.com/gx/en/issues/cyber-security/information-security-survey.htmlet .
David Damato, responsable de la sécurité
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