Passer au contenu principal
Image illustrant l'article de blog « Qu'est-ce que la réponse aux incidents ? »
Explications

Qu'est-ce que la gestion des incidents ? Dernières stratégies et tendances

Découvrez comment tirer parti de la gestion des incidents comme stratégie proactive pour faire face aux cybermenaces, limiter les dégâts et protéger la réputation d'une organisation grâce à ces bonnes pratiques

MISE À JOUR : Cet article, initialement publié sur 11 février 2021, a été mis à jour afin de refléter les informations les plus récentes concernant l'amélioration des processus de réponse aux incidents pour faire face au paysage actuel des menaces.

La réponse aux incidents (IR) désigne l'ensemble des processus et de l'approche globale adoptés par une organisation pour gérer une fuite de données, une faille de sécurité ou une cyberattaque, ainsi que les conséquences qui en découlent. L'objectif d'un programme de cybersécurité d'entreprise est de gérer la situation afin de limiter l'aggravation des dommages, de réduire le temps et les coûts de reprise, et de minimiser l'impact de ces incidents sur la réputation de l'entreprise.

Les cyberattaques gagnant en sophistication et en fréquence, les organisations doivent être prêtes à réagir lorsqu'elles se produisent. Il est indéniable que donner la priorité à la gestion des incidents est essentiel pour permettre aux organisations d'optimiser la gestion et l'atténuation des menaces de cybersécurité.

Dans le contexte numérique actuel, la mise en place de processus de réponse aux incidents — une politique, un plan et des guides d'intervention — aide une organisation à détecter rapidement les incidents de sécurité, à y réagir et à s'en remettre.

Cependant, l'absence d'une approche unique en matière de gestion des incidents peut s'avérer frustrante et source de confusion. L'environnement et le profil de risque de chaque organisation exigent un cadre spécifique, ce qui signifie qu'il n'existe pas de modèle universel à suivre.

Bien que cela puisse s'avérer difficile, lorsqu'il est mis en œuvre correctement, ce processus offre une flexibilité et des possibilités de personnalisation susceptibles de renforcer la solidité et la résilience des capacités de réponse aux incidents.

Dans cet article de blog, nous allons explorer les subtilités de la gestion des incidents, de sa définition aux outils qui la facilitent. Nous vous expliquerons les subtilités des incidents de sécurité, les mécanismes de la gestion des incidents, ainsi que les rôles et responsabilités essentiels à la mise en place d'une équipe de gestion des incidents efficace.

Nous clarifierons également les différences entre une politique, un plan et un guide d’intervention en cas d’incident, et nous vous donnerons des conseils sur la manière d’élaborer une politique, sur les principaux éléments d’un plan, ainsi que sur les étapes nécessaires à la planification du cycle de vie d’une intervention en cas d’incident, en nous appuyant sur un modèle de cybersécurité éprouvé.
Enfin, nous présenterons les outils de sécurité standard utilisés aujourd’hui pour faciliter les interventions et expliquerons pourquoi ils sont indispensables, en mettant en avant les avantages des solutions modernes d’intervention en cas d’incident, qui permettent de mettre en place des mesures de sécurité plus efficaces, plus complètes et plus proactives.

Définition de la réponse aux incidents

La gestion des incidents consiste à identifier, gérer et atténuer les cybermenaces et les cyberattaques.

En tant que volet de la gestion des incidents, la réponse aux incidents consiste en une série d'étapes visant à détecter toute faille de sécurité, à en limiter l'impact, à éliminer la menace et à rétablir le fonctionnement normal. Considérez-le comme un service d'urgence en matière de cybersécurité, prêt à intervenir et à résoudre tout incident afin d'assurer la sécurité de votre environnement numérique.

La gestion des incidents vise à gérer la situation de manière à limiter les dommages et à réduire le temps et les coûts de remise en état. Une réponse globale aux incidents comprend une politique définissant la manière dont l'organisation doit réagir, ainsi que des plans et des guides opérationnels destinés à gérer et à atténuer l'impact d'un incident de sécurité — mais quels événements sont considérés comme des incidents de sécurité ?

Qu'est-ce qu'un incident de sécurité ?

Également appelé « incident informatique » ou « incident lié aux technologies de l'information », un incident de sécurité désigne tout événement qui enfreint les politiques de sécurité d'une organisation et menace ses ressources informationnelles.

Ces incidents peuvent aller de simples infractions à des menaces graves susceptibles de causer des dommages considérables à la réputation, aux finances et au fonctionnement d'une organisation.

Parmi les types courants d'incidents de sécurité, on peut citer :

  • Logiciel malveillant : Logiciel malveillant conçu pour perturber, endommager ou obtenir un accès non autorisé à des systèmes informatiques. Il peut se présenter sous différentes formes, telles que les virus, les vers, les chevaux de Troie et les logiciels espions.
  • sur les violations de données : Lorsque des données sensibles, protégées ou confidentielles font l'objet d'un accès ou d'une divulgation non autorisés, ces violations peuvent entraîner une usurpation d'identité, des pertes financières ou d'autres préjudices importants.
  • Attaques par ransomware : Type de logiciel malveillant qui chiffre les fichiers de la victime, les rendant ainsi inaccessibles, et exige le paiement d'une rançon pour rétablir l'accès à ces fichiers. Ces attaques peuvent entraîner des temps d'arrêt importants et des pertes de données.
  • Déni de service (DoS) : Une attaque visant à paralyser une machine ou un réseau, le rendant ainsi inaccessible à ses utilisateurs légitimes. Les attaques par déni de service (DoS) inondent la cible de trafic ou lui envoient des informations qui provoquent un plantage. De même, une attaque par déni de service distribué (DDoS) de type « » poursuit le même objectif, à savoir paralyser les services, mais utilise plusieurs sources et adresses IP.
  • Menaces internes : Il s'agit d'attaques malveillantes perpétrées par des personnes au sein même de l'organisation, telles que des employés, d'anciens employés ou des prestataires, qui disposent d'informations privilégiées concernant les pratiques de sécurité, les données et les systèmes informatiques de l'organisation.
  • Hameçonnage et attaques par ingénierie sociale : L'hameçonnage et l'ingénierie sociale sont des pratiques trompeuses utilisées par les cybercriminels pour inciter des personnes à divulguer des informations sensibles ou à effectuer des actions qui compromettent la sécurité.

Si une formation régulière, la mise à jour des politiques de sécurité et l'investissement dans des solutions de sécurité performantes peuvent contribuer à atténuer certains des risques liés à ce type de cyberincidents, il est toutefois impossible de tous les prévenir. Les menaces évoluent sans cesse, et les pirates trouvent sans cesse de nouveaux moyens de contourner les défenses.

Dans le monde numérique d'aujourd'hui, une stratégie efficace de gestion des incidents n'est pas seulement une bonne pratique ; c'est une nécessité.

Comment fonctionne la gestion des incidents ?

Les personnes et les processus sont au cœur d'une stratégie efficace de gestion des incidents. Cette section examinera le fonctionnement de la réponse aux incidents, en mettant l'accent sur la composition de l'équipe et son cadre stratégique.

Structure et responsabilités de l'équipe

Un plan d'intervention en cas d'incident sans équipe efficace, c'est comme un navire sans équipage : à la dérive et vulnérable. Les procédures d'intervention en cas d'incident relèvent généralement de la responsabilité d'une équipe interne, d'un prestataire externe spécialisé dans la gestion des incidents, ou d'une combinaison des deux, formant ainsi une équipe d'intervention en cas d'incident de sécurité informatique (CSIRT). Une équipe CSIRT doit être composée de membres issus des services de sécurité, du centre d'opérations de sécurité (SOC), des services informatiques, des ressources humaines, des relations publiques et du service juridique, chacun ayant un rôle spécifique.

L'objectif principal d'un CSIRT est de maîtriser et de limiter les conséquences de l'incident, d'en éliminer la cause profonde et de réduire le risque d'incidents futurs.

Un CSIRT contribue également à renforcer la sécurité d'une organisation, en lui apportant l'expertise et les capacités d'intervention rapide nécessaires pour gérer efficacement les incidents de sécurité. Ils participent également souvent à l'élaboration de plans, à la mise en place de bonnes pratiques en matière de sécurité et à la sensibilisation de l'ensemble des membres de l'organisation aux questions de sécurité.

La composition de cette équipe est aussi cruciale que variée, chaque membre apportant un ensemble unique de compétences et de responsabilités. Même si les intitulés de poste peuvent varier en fonction de vos besoins, voici quelques membres clés de l'équipe :

  • Responsable d'équipe : Ce poste consiste à gérer la réponse de l'équipe face aux cybermenaces, en veillant à la mise en place de plans de communication efficaces, à la prise de décision et à l'analyse post-incident afin d'améliorer les interventions futures. Elles sont essentielles pour maintenir l'ordre en cas de crise et limiter les dégâts potentiels.
  • Responsable des interventions : Cette personne dirige les opérations d'intervention et mobilise des renforts si nécessaire. Ils sont également chargés de consigner l'incident.
  • Chargés de gestion des incidents / Analystes d'intervention : Ces membres de l'équipe procèdent au triage, mènent des enquêtes et interviennent en cas d'incident en recueillant les éléments de preuve pertinents.

La structure du CSIRT et les responsabilités de ses membres décrites ci-dessus constituent un cadre général . Chaque organisation doit mettre en place une structure d'équipe qui corresponde aux rôles et responsabilités spécifiques définis dans sa politique de gestion des incidents, afin de garantir que l'équipe fonctionne efficacement et réponde aux besoins propres à l'organisation en cas d'incident de cybersécurité.

Comment mettre en place un dispositif de gestion des incidents

La bonne nouvelle, c'est que les organisations n'ont pas besoin de partir de zéro pour mettre en place un processus de réponse aux incidents. Non, il ne s'agit pas ici de télécharger un modèle générique de politique, de plan ou de guide d'intervention en cas d'incident. Ces approches uniformisées peuvent entraîner des lacunes dans votre stratégie et vous rendre plus vulnérable aux cybermenaces et à des dommages graves en cas d'incident.

Les organisations doivent adapter leur stratégie de réponse aux incidents à leur environnement opérationnel spécifique, à leur profil de risque et aux exigences réglementaires afin de garantir une défense solide et efficace en matière de cybersécurité. Au contraire, les organisations peuvent mettre en place une réponse structurée, organisée et efficace aux défis en matière de sécurité, conforme aux meilleures pratiques du secteur, en adoptant un cadre de cybersécurité éprouvé et en l'adaptant aux besoins spécifiques de votre organisation.

Qu'est-ce que cela signifie concrètement ? De nombreuses organisations choisissent de s'appuyer sur la norme de l'Institut national des normes et des technologies (NIST) comme référence afin de garantir une approche équilibrée, à la fois stratégique et opérationnelle, tout en étant adaptée à un large éventail d'organisations et de types d'incidents.

Certaines organisations peuvent s'appuyer sur des normes ou des référentiels spécifiques à leur secteur, tels que la certification CMMC (Cybersecurity Maturity Model Certification) de l' ( ) ou le référentiel MITRE ATT&CK de l'() (), afin d'aligner leurs pratiques de réponse aux incidents sur les meilleures pratiques et les exigences de conformité.

Parmi les autres normes notables en matière de cybersécurité, on peut citer des référentiels tels que la norme ISO/IEC 27035, qui définissent un processus similaire à celui du NIST, mais qui se distinguent par le niveau de détail de leurs étapes et par l'importance accordée à certains aspects de la gestion des incidents.

Le SANS Institute propose également un référentiel très apprécié, l’ (PICERL), qui est détaillé, pratique et axé sur les aspects techniques de la gestion des incidents.

Si la multitude de référentiels de cybersécurité peut constituer un atout en offrant un large choix, il peut également s'avérer difficile de sélectionner celui qui correspond le mieux aux exigences de sécurité spécifiques de votre organisation et qui s'intègre parfaitement à vos processus opérationnels.

[À lire également : Cadres de cybersécurité : un guide simplifié sur la conformité]

La clé réside dans la compréhension des atouts de chaque référentiel et des besoins de votre organisation en matière de sécurité, afin de prendre une décision éclairée qui renforcera la posture de cybersécurité de l'organisation et vous permettra d'adapter le référentiel en conséquence.

Les organisations peuvent-elles utiliser plusieurs référentiels de cybersécurité ?

«Il est important de garder à l’esprit qu’aucun cadre de cybersécurité n’est une solution miracle, [chacun] présente des avantages et des inconvénients, et certaines organisations peuvent avoir besoin de plusieurs cadres. »
Leron Zinatullin, membre du conseil d'administration, conseiller en start-up et responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSSI) chez Linkly, a déclaré à NextTech Today1

Oui, les organisations peuvent s'appuyer sur un ou plusieurs référentiels de cybersécurité pour élaborer leur politique et leur plan d'intervention en cas d'incident. En effet, les autorités en matière de cybersécurité, telles que le NIST, le recommandent.

Les organisations ne disposant pas encore de programmes de cybersécurité bien établis pourraient avoir intérêt à commencer à élaborer leur stratégie de réponse aux incidents en s'appuyant sur un cadre qui corresponde bien à leurs activités et à leurs besoins. Ensuite, à mesure qu'ils gagnent en maîtrise en matière de cybersécurité, ils peuvent intégrer d'autres cadres pour renforcer encore davantage leur sécurité ou combler leurs lacunes afin de consolider davantage leur cyberdéfense. Cette méthode étape par étape garantit que le plan d'intervention en cas d'incident est parfaitement adapté à l'entreprise et qu'il peut évoluer au rythme de celle-ci.

Les normes de cybersécurité ont pour but d'offrir aux organisations les solutions les mieux adaptées à leurs environnements opérationnels spécifiques, à leurs exigences réglementaires et à leurs stratégies de gestion des risques. Par exemple, certaines normes peuvent être mieux adaptées aux petites entreprises, tandis que d'autres sont conçues pour les grandes entreprises complexes.

Il est important de noter que, quel que soit le nombre d'étapes ou de normes sur lesquelles repose votre plan d'intervention en cas d'incident, l'objectif reste le même : gérer et atténuer efficacement les incidents de cybersécurité afin d'en minimiser l'impact et d'empêcher qu'ils ne se reproduisent à l'avenir.

Maintenant que vous disposez de bases solides sur le fonctionnement de la réponse aux incidents, approfondissons les subtilités de ses composantes essentielles, notamment ce qui distingue une politique de réponse aux incidents d’un plan ou d’un guide d’intervention, en examinant comment celles-ci s’articulent entre elles pour former une stratégie de défense globale.

Politique d'intervention en cas d'incident, plan d'intervention et guide d'intervention

Une politique, un plan et un guide d'intervention en cas d'incident sont indispensables à la gestion des incidents. Chacun joue un rôle unique et essentiel dans la stratégie de sécurité d'une organisation ; pourtant, ces trois composantes distinctes sont souvent utilisées de manière interchangeable :

  1. Une politique de gestion des incidents définit la stratégie générale et précise l'approche adoptée par l'organisation pour gérer les incidents et y apporter une réponse.
  2. Un plan d'intervention en cas d'incident est un guide détaillé qui définit les procédures et les rôles à suivre pour faire face aux incidents de sécurité.
  3. Un guide d'intervention en cas d'incident est un document encore plus détaillé, souvent technique, qui contient des étapes précises permettant de réagir à des types d'incidents particuliers.

La politique définit l'orientation à suivre, le plan coordonne la réponse, et les guides opérationnels garantissent la préparation et l'efficacité de l'intervention en cas d'incident.

Analysons et clarifions leurs objectifs, leurs liens et la manière dont ils se complètent pour renforcer la protection d'une organisation contre les cybermenaces.

Qu'est-ce qu'une politique de réponse aux incidents ?

Une politique d'intervention en cas d'incident est un ensemble de directives et de procédures qu'une organisation doit suivre en cas de faille de sécurité ou de cyberattaque. Il s'agit également du document préliminaire au plan d'intervention en cas d'incident.

Une politique définit les rôles et les responsabilités de l'équipe d'intervention en cas d'incident, établit des protocoles de communication et définit le cadre régissant la manière dont les incidents doivent être identifiés, signalés, analysés et gérés.

Il doit être adapté aux besoins spécifiques, à la mission, à la taille, à la structure et aux fonctions de l'organisation.

La politique de gestion des incidents définit les principes directeurs qui déterminent le « pourquoi » et le « comment » de la gestion des incidents.

Qu'est-ce qu'un plan d'intervention en cas d'incident ?

Un plan d'intervention en cas d'incident est un document plus détaillé qu'une politique et décrit les procédures spécifiques à suivre lors d'un incident.

Il est opérationnel et comprend des instructions détaillées à l'intention de l'équipe d'intervention en cas d'incident.

Le plan d'intervention en cas d'incident s'appuie sur la politique et en assure la mise en œuvre. Il est essentiel de procéder à des révisions régulières et de mettre à jour le plan d'intervention en cas d'incident afin de tenir compte des changements organisationnels ou des problèmes pouvant survenir lors de la mise en œuvre du plan.

Le plan d'intervention en cas d'incident est le document de référence qui détaille la « manière de procéder » en définissant les étapes stratégiques à suivre.

Qu'est-ce qu'un guide d'intervention en cas d'incident ?

Les guides d'intervention sont destinés aux membres de l'équipe chargés de gérer les incidents et sont mis à jour à mesure que de nouvelles menaces apparaissent et que de nouveaux outils sont mis à disposition. Les guides d'intervention peuvent inclure des scripts, des commandes ou des procédures que l'équipe d'intervention en cas d'incident peut exécuter.

Le guide d'intervention en cas d'incident est le manuel de terrain qui précise le « quand » et le « où » à l'aide de procédures tactiques adaptées à chaque situation.

Maintenant que nous avons défini ce que comprend généralement un processus de réponse aux incidents, passons aux étapes pratiques de l'élaboration de l'élément le plus important : une politique de réponse aux incidents.

La section suivante vous présentera les éléments essentiels à inclure dans votre politique afin de garantir qu'elle soit exhaustive et applicable.

Élaboration d'une politique de gestion des incidents

La mise en place d'une politique de gestion des incidents est essentielle pour permettre à votre organisation de se préparer à gérer efficacement les incidents de sécurité et à s'en remettre. Toutefois, chaque politique doit être élaborée sur mesure afin de répondre aux besoins de votre organisation.

«La politique régissant la réponse aux incidents est très spécifique à chaque organisation. »
NIST, Guide de gestion des incidents de sécurité informatique

L'une des références faisant aujourd'hui autorité pour aider les organisations à élaborer des politiques de gestion des incidents est le guide du NIST ( ) intitulé « Computer Security Incident Handling Guide » (Guide de gestion des incidents de sécurité informatique) :. Ce guide indique que, même si les politiques de gestion des incidents peuvent varier d'une organisation à l'autre, elles comportent généralement les mêmes éléments fondamentaux :

  • Déclaration d'engagement de la direction Une déclaration d'engagement de la direction est une déclaration officielle des dirigeants d'une organisation exprimant leur soutien et leur adhésion à la politique et aux procédures de gestion des incidents. Cela signifie que la direction s'engage à allouer les ressources et le soutien nécessaires pour maintenir une capacité efficace de réponse aux incidents.
    Cet engagement est essentiel à l'acceptation et à la réussite de l'approche structurée de la gestion des incidents de sécurité de l'information. Elle garantit que le personnel reconnaît et comprend les avantages de cette politique et que l'organisation est prête à réagir aux incidents de manière efficace et performante.
  • But et objectifs La section « But et objectifs » d'une politique de réponse aux incidents expose les principaux buts et intentions qui sous-tendent cette politique. L’objet décrit généralement la raison d’être fondamentale de la politique, telle que la mise en place d’un plan destiné à guider l’organisation dans la réduction des risques liés aux incidents de sécurité de l’information.
    Les objectifs correspondent à des buts plus spécifiques que la politique vise à atteindre, tels que fournir des lignes directrices pratiques pour répondre à un incident de manière efficace et efficiente, réduire les perturbations des opérations commerciales et garantir la sécurité et la disponibilité des services gérés.
  • Champ d'application Le champ d'application d'une politique de réponse aux incidents détermine ses limites et son étendue. Il définit les aspects des activités de l'organisation, tels que les systèmes, les réseaux, les processus et le personnel, qui sont couverts par la politique.
    Par exemple, le champ d'application peut préciser que la politique s'applique à tous les utilisateurs, systèmes et processus au sein d'un réseau ou d'un environnement donné. Cela permet de bien comprendre où cette politique est appliquée et à qui elle s'applique, ce qui contribue à définir clairement les attentes et les responsabilités en matière de gestion des incidents au sein de l'ensemble de l'organisation.
  • Définition des incidents de sécurité informatique et des termes associés Une politique doit définir les incidents de sécurité informatique et les termes associés afin de garantir que toutes les personnes impliquées dans le processus de réponse aux incidents aient une compréhension claire et commune des termes et concepts clés utilisés dans la politique.
    Les définitions peuvent inclure des termes tels que « incident », « violation », « menace » et d’autres termes techniques ou procéduraux pertinents pour les activités de réponse aux incidents de l’organisation.
  • Structure organisationnelle et définition des rôles, des responsabilités et des niveaux d'autorité Une politique de réponse aux incidents doit inclure une structure organisationnelle ainsi qu'une définition des rôles, des responsabilités et des niveaux d'autorité afin d'établir un cadre d'action clair en cas d'incident. Cette structure garantit que chaque membre de l'équipe connaît ses tâches spécifiques, comprend son rôle dans l'effort global d'intervention et sait qui détient le pouvoir de prendre les décisions cruciales.
    En abordant la gestion des incidents à la manière d'un tableau RACI, vous pouvez définir qui est Responsible, Accountable, Consulté et Informé pour chaque tâche. Un tableau RACI permet de rationaliser le processus d'intervention, de réduire la confusion et d'assurer une coordination efficace entre les services et les différents rôles au sein de l'organisation.
  • Hiérarchisation ou évaluation de la gravité des incidents L'intégration de la hiérarchisation ou de l'évaluation de la gravité des incidents dans une politique de réponse aux incidents aide l'organisation à évaluer et à classer rapidement l'impact d'un incident.
    Cette hiérarchisation garantit une allocation efficace des ressources, les incidents les plus critiques bénéficiant d'une attention immédiate. Cela permet également de déterminer le niveau d'intervention approprié et les mesures à prendre, ce qui est essentiel pour gérer et atténuer efficacement les risques.
  • Indicateurs de performance La mise en place d'indicateurs de performance dans une politique de gestion des incidents permet à l'organisation d'évaluer l'efficacité de ses mesures de gestion des incidents. Ces indicateurs peuvent notamment porter sur le temps nécessaire à la détection des incidents, à la réaction face à ceux-ci et à la reprise après incident, ainsi que sur leur impact sur les opérations de l'entreprise.
    En suivant ces indicateurs, l'organisation peut identifier les axes d'amélioration, garantir la responsabilisation et démontrer aux parties prenantes la valeur de ses capacités de réaction aux incidents.
  • Formulaires de signalement et de contact L'ajout de formulaires de signalement et de contact à une politique de gestion des incidents offre une méthode standardisée pour documenter les incidents et garantit que tous les détails pertinents sont consignés de manière systématique.
    Ces formulaires facilitent une communication efficace entre les membres de l'équipe et les parties externes, telles que les forces de l'ordre ou les organismes de réglementation. Ils servent également de trace pour l'analyse a posteriori des incidents, sont essentiels à des fins d'audit et de conformité, accélèrent le processus de signalement et permettent une remontée et une réponse rapides en cas d'incident.
«La politique de gestion des incidents constitue le fondement du programme de gestion des incidents. Il définit les événements considérés comme des incidents, met en place la structure organisationnelle chargée de la gestion des incidents, précise les rôles et les responsabilités, et énumère les exigences relatives au signalement des incidents, entre autres. »
NIST, Guide de gestion des incidents de sécurité informatique

À l'instar du ou des modèles de cybersécurité que vous suivez, votre organisation doit décider de la manière dont elle entend gérer sa politique de réponse aux incidents : soit en la considérant comme un document évolutif qui s'adapte aux changements au sein de votre organisation et dans le paysage des cybermenaces, soit en la considérant comme un élément immuable de votre cadre de référence en matière de réponse aux incidents.

Si beaucoup estiment que des révisions et des mises à jour régulières sont indispensables pour préserver l’efficacité d’une politique de réponse aux incidents, notamment à mesure que les lois nationales en matière de cybersé évoluent, d’autres considèrent qu’une politique de réponse aux incidents devrait rester inchangée si elle est rédigée en termes généraux.

Une fois encore, c'est à vous qu'il revient d'élaborer et de mettre en œuvre votre méthodologie d'intervention en cas d'incident comme bon vous semble.

Maintenant que vous disposez de ces connaissances fondamentales pour élaborer une politique de réponse aux incidents, il est temps de mettre cette théorie en pratique. La prochaine étape dans la mise en place de la stratégie de réponse aux incidents de votre organisation face aux cybermenaces consiste à mettre en œuvre cette politique au moyen d'un plan de réponse aux incidents bien structuré.

Que doit-on inclure dans un plan d'intervention en cas d'incident ?

Un plan d'intervention en cas d'incident type est un document complet qui décrit les procédures qu'une organisation doit suivre lors d'un incident de sécurité. Un plan développe le contenu de la politique d'intervention en cas d'incident en fournissant des précisions supplémentaires, des protocoles et des étapes à suivre pour atteindre ces objectifs.

Ce plan doit définir un processus de base de gestion des incidents, comprenant des procédures détaillées, étape par étape, pour faire face à différents types d'incidents, afin de garantir une approche cohérente et concrète. Chaque étape doit également s'inscrire dans une démarche itérative et alimenter la suivante, ce qui signifie que les enseignements tirés des activités menées après un incident sont réintégrés dans la phase de préparation afin d'améliorer les interventions futures.

L'élaboration d'un plan d'intervention en cas d'incident efficace nécessite une compréhension approfondie de l'infrastructure de votre organisation, de ses actifs, des menaces potentielles, des outils dont elle dispose ainsi que des ressources disponibles pour mener à bien cette intervention. Il s'agit d'un travail collaboratif auquel participent divers services et parties prenantes afin de garantir que le plan soit complet, efficace et à jour.

Cependant, l'élaboration d'un plan d'intervention en cas d'incident revient à s'y retrouver dans un véritable labyrinthe d'avis d'experts et de bonnes pratiques du secteur. Il existe de nombreux points de vue différents sur ce que ce plan devrait inclure ; notre explication vise donc à présenter les grandes lignes de ce à quoi pourrait ressembler un plan générique d'intervention en cas d'incident.

La section suivante servira de passerelle entre la compréhension des éléments à inclure et la mise en œuvre dynamique de ce plan lors d'un incident de sécurité, en s'appuyant sur le cadre de cybersécurité du NIST 2,0 comme référence. Le résultat est un cadre général que les organisations peuvent utiliser pour élaborer un plan d'intervention en cas d'incident adapté à leurs besoins et à leurs enjeux en matière de sécurité.

Définition des étapes du cycle de vie de la réponse aux incidents

Les étapes du cycle de vie de la réponse aux incidents constituent le cœur d'un plan, assurant un déroulement fluide et rythmé, de la préparation à la reprise des activités.

Nous nous attacherons à expliquer de manière simplifiée les six phases décrites dans le cadre de cybersécurité du NIST « » ( 2,0) (dont la dernière version, publiée en 2024 , présente des bonnes pratiques actualisées sur des enjeux contemporains tels que la gestion des risques liés à la chaîne d'approvisionnement) et à détailler l'importance de chaque fonction au sein du cycle de vie :

  1. Gouvernance : Cette phase de la réponse aux incidents vise à mettre en place et à maintenir des structures de gouvernance afin de garantir que les politiques, processus et procédures de cybersécurité soient alignés sur les besoins métier et les risques.
    L'objectif est de créer un cadre de gouvernance qui s'aligne sur les objectifs de l'organisation, respecte la réglementation et s'adapte à l'évolution du paysage de la cybersécurité.
  2. Identification : Cette phase vise à développer une compréhension organisationnelle de la gestion des risques liés à la cybersécurité pesant sur les systèmes, les actifs, les données et les capacités.
    L'objectif est d'identifier les ressources qui soutiennent les fonctions critiques et de hiérarchiser leur protection en conséquence.
  3. Protection : Cette phase est axée sur la mise en œuvre de mesures de protection adaptées visant à garantir la fourniture de services d’infrastructure essentiels, tels que le contrôle d’accès, la sensibilisation et la formation, la sécurité des données, les processus et procédures de protection de l’information, la maintenance, ainsi que les technologies de protection conçues pour préserver les ressources de l’organisation et sa capacité à fonctionner.
    L’objectif est de créer et de mettre en œuvre les défenses nécessaires pour assurer la résilience et la sécurité des opérations d’une organisation.
  4. Détection : Cette phase vise à détecter en temps opportun les incidents de cybersécurité. Il souligne l’importance des processus continus de surveillance et de détection pour identifier les menaces potentielles et les systèmes affectés avant qu’ils ne puissent causer des dommages, grâce au déploiement de technologies et de méthodologies avancées permettant de scanner, d’explorer et d’analyser les systèmes à la recherche de signes d’accès non autorisés ou d’anomalies susceptibles d’indiquer un incident de sécurité.
    L’objectif est de maintenir une vigilance constante quant à l’état de cybersécurité des systèmes d’information d’une organisation, afin de permettre une réaction rapide visant à atténuer l’impact de tout incident.
  5. Réponse : Cette phase porte sur les mesures prises dès la détection d’un incident de cybersécurité.
    L’objectif est de garantir que l’organisation soit en mesure de traiter et d’atténuer rapidement et efficacement les effets des incidents de cybersécurité, afin de réduire les dommages potentiels et de rétablir le fonctionnement normal le plus rapidement possible.
  6. Rétablissement : Cette phase vise à rétablir et à améliorer les services et les capacités affectés lors d’un incident de cybersécurité. Elle implique notamment de planifier et de mettre en œuvre des processus de rétablissement afin de revenir à un fonctionnement normal et de réduire l’impact d’incidents futurs grâce à des activités telles que la planification du rétablissement, la mise en place d’améliorations et la communication avec les parties prenantes internes et externes.
    L’objectif est de se remettre d’un incident et de renforcer la résilience de l’organisation face à des événements similaires à l’avenir.
«Le [cadre de cybersécurité du NIST] n'adopte pas une approche unique valable pour tous. » Chaque organisation présente à la fois des risques communs et des risques qui lui sont propres, ainsi que des appétits et des seuils de tolérance au risque variables, des missions spécifiques et des objectifs visant à mener à bien ces missions. Par la force des choses, la manière dont les organisations mettent en œuvre le CSF variera. Idéalement, le CSF servira à traiter les risques liés à la cybersécurité parallèlement aux autres risques auxquels l’entreprise est exposée, notamment ceux de nature financière, liés à la protection des données, à la chaîne d’approvisionnement, à la réputation, à la technologie ou aux risques physiques. »
NIST, Le cadre de cybersécurité du NIST (CSF) 2,0

Tout en adoptant et en élaborant les cadres de sécurité les plus adaptés pour définir votre politique et votre plan de réponse aux incidents, il est tout aussi important de veiller à ce que les outils appropriés facilitent la mise en œuvre de ces cadres.

Il est primordial de disposer des solutions adaptées pour traduire la solidité théorique des cadres de sécurité en processus concrets et exploitables.

C'est le lien qui relie la stratégie à la pratique, permettant ainsi aux organisations de détecter les incidents de sécurité, d'y réagir et de s'en remettre efficacement.

Dans la section suivante, nous examinerons l'importance des outils dans la gestion des incidents, en soulignant comment des outils adaptés permettent de rationaliser le processus et donnent aux équipes les moyens d'agir rapidement et avec précision, ce qui est essentiel pour limiter l'impact des incidents de sécurité.

Types courants d'outils de sécurité utilisés dans le cadre de la gestion des incidents

Dans un contexte de cybersécurité en constante évolution, les outils utilisés pour la gestion et la réponse aux incidents ont connu une transformation majeure : des méthodes traditionnelles qui ont jeté les bases de la protection numérique aux solutions de pointe incarnant les dernières approches modernes en matière de cybersécurité.

Voyons comment chaque génération d'outils de sécurité a contribué à améliorer la gestion des incidents et comment l'intégration de technologies de pointe, telles que l'automatisation, permet de mettre en place des mesures de sécurité qui font évoluer avec succès les approches de gestion des incidents, passant d'une approche réactive à une approche proactive :

  • de détection et de réponse au niveau des terminaux (EDR) : Ces outils sont installés sur les terminaux, tels que les postes de travail et les serveurs. Ils surveillent et collectent des données d'activité, qui peuvent servir à identifier les menaces et les vulnérabilités. Les outils EDR permettent également d'intervenir rapidement, par exemple en isolant un appareil du réseau afin d'empêcher la propagation d'une attaque.
  • Gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) : Les systèmes SIEM collectent et regroupent les données de journaux provenant de diverses sources au sein d'une organisation, offrant ainsi une analyse en temps réel des alertes de sécurité. Ils contribuent à la détection des activités suspectes et sont indispensables à l'établissement des rapports de conformité.
  • Analyse du trafic réseau (NTA) : Ces outils surveillent le trafic réseau afin d'identifier les schémas ou comportements anormaux susceptibles d'indiquer une menace pour la sécurité. Elles permettent de détecter les menaces avancées susceptibles de contourner les mesures de sécurité traditionnelles.
  • Analyse du comportement des utilisateurs et des entités (UEBA) : Les outils UEBA utilisent des techniques d'analyse avancées pour identifier les comportements anormaux des utilisateurs ou des entités au sein d'un réseau. Ils permettent de détecter les menaces internes, les comptes piratés ou d'autres risques de sécurité en se basant sur les écarts par rapport aux schémas établis.
  • Détection et réponse étendues (XDR) : XDR est une suite de produits de sécurité intégrés qui offre des capacités plus complètes en matière de détection et de réponse aux menaces. Cette solution va au-delà de l'EDR en intégrant les données issues des e-mails, du cloud et du réseau afin d'offrir une vision globale de la situation de sécurité d'une organisation.
  • de la gestion convergée des terminaux (XEM) : Le fait de disposer d'une gamme d'outils de sécurité distincts, chacun traitant des aspects particuliers de la réponse aux incidents, peut conduire à une approche fragmentée, inefficace et peu performante. Lorsque les outils de sécurité ne sont pas intégrés, cela peut poser des difficultés en matière de gestion et de mise en corrélation des indicateurs, ce qui se traduit par un allongement des délais de détection et d'intervention. La complexité liée à l'utilisation de plusieurs outils peut également submerger les équipes de sécurité, ce qui risque d'entraîner la négligence d'alertes importantes en raison d'un nombre écrasant de faux positifs. De plus, la gestion de plusieurs outils autonomes coûte plus cher que l'utilisation d'une solution unifiée.

XEM a été développé afin d'offrir une solution complète visant à améliorer la gestion des incidents. Sa plateforme unifiée simplifie et accélère la gestion des terminaux, garantissant ainsi une meilleure coordination, une réaction plus rapide et un processus plus fluide, ce qui est essentiel pour une stratégie efficace de réponse aux incidents et d'atténuation des menaces.

XEM offre également des fonctionnalités d'automatisation qui permettent d'améliorer considérablement la gestion des incidents, en optimisant les procédures d'escalade et en réduisant le recours aux interventions manuelles. Cela permet une détection et une résolution plus rapides des incidents de sécurité, garantissant ainsi que les menaces sont maîtrisées et éliminées plus rapidement et avec davantage de précision.

[À lire également : Qu'est-ce que l'automatisation de la sécurité ? Avantages, importance et caractéristiques]

En automatisant les tâches routinières, les équipes de sécurité peuvent se concentrer sur des défis plus complexes, ce qui permet d'améliorer leur efficacité et leur performance globales.

De plus, l'automatisation contribue à garantir la cohérence dans la gestion des incidents, réduit le risque d'erreur humaine, assure le respect des protocoles établis et renforce les contrôles de sécurité, transformant ainsi la réponse aux incidents en une fonction plus proactive et plus fiable au sein des opérations de cybersécurité.

Maintenant que nous avons vu comment les outils ont évolué pour répondre à la complexité croissante des défis actuels en matière de gestion des incidents, approfondissons cette réflexion en examinant les fonctionnalités à rechercher dans une solution moderne de gestion des incidents, capable de prendre en charge des processus rationalisés et d'offrir des défenses plus solides contre les cybermenaces.

Les critères à prendre en compte pour choisir une solution complète de gestion des incidents

Dans le domaine en constante évolution de la cybersécurité, le choix des capacités adaptées pour garantir une réponse efficace aux incidents est essentiel à la stratégie de défense de toute organisation.

En réalité, les menaces actuelles exigent une solution moderne de gestion des incidents, dotée d'un éventail de fonctionnalités garantissant une sécurité et une gestion des incidents efficaces, notamment :

  • Suivi des actifs : Gardez un œil sur l'ensemble des actifs, des logiciels et de toutes les caractéristiques des appareils gérés
  • Éliminer les cloisonnements : Permet aux équipes de collaborer au sein d'un espace de travail partagé offrant des vues unifiées, ce qui rationalise et améliore les processus
  • Gestion de la configuration : Gérez le cycle de vie de la configuration à partir d'une plateforme unique en regroupant, au sein d'une seule console, les workflows de gestion et de reporting relatifs aux opérations, à la sécurité et à la conformité
  • Recherche en langage naturel : . Cette fonctionnalité permet d'interroger facilement l'état de risque des terminaux, ce qui améliore la qualité et la rapidité de la prise de décision.
  • Détection du réseau : Identifiez les appareils connectés au réseau, qu'ils soient gérés ou non
  • Réponse rapide : Évaluez rapidement l'ampleur des incidents et minimisez leur impact en cas de violation de sécurité, tout en assurant une transition fluide de l'enquête vers le confinement et la remédiation, le tout au sein d'une seule et même plateforme
  • Visibilité et contrôle en temps réel : La possibilité de poser des questions, de réaliser des évaluations des risques et d'intervenir sur les terminaux en temps réel, garantissant ainsi la détection et la résolution immédiates des problèmes
  • Tableaux de bord performants : Une vue unifiée de la surface d'attaque et de l'état actuel de chaque appareil géré permet d'identifier rapidement les erreurs de configuration, ce qui réduit le risque de déplacement latéral d' s ainsi que les vecteurs d'attaque
  • Intégration d'outils tiers : Propose un outil unique et intégré qui accompagne les entreprises depuis la détection des incidents jusqu'à leur résolution complète, en renforçant les capacités des outils SIEM et EDR
  • Détection des menaces : Permet une recherche proactive des menaces pour les menaces qui échappent aux outils de détection traditionnels
  • Renseignements sur les menaces : Cette solution permet aux équipes d'enrichir les renseignements sur les menaces fournis par les fournisseurs de solutions SIEM et EDR grâce à des informations supplémentaires pouvant être gérées et exploitées à grande échelle

[À lire également : Comment la réponse aux incidents en temps réel permet de remédier aux violations inévitables]

Le recours à une solution adaptée de gestion des incidents peut faire toute la différence. De l'analyse des données en temps réel à l'intégration transparente avec les systèmes existants, une solution adaptée permet à votre organisation de réagir aux menaces et de les anticiper, garantissant ainsi sa résilience face à des cybermenaces en constante évolution.

Faites de la gestion des incidents une cyberdéfense solide

La gestion des incidents doit devenir un élément fondamental de la stratégie de sécurité de toute organisation.

Cependant, bien que ce concept soit universellement reconnu comme un élément essentiel de la cybersécurité, la voie menant à une réponse efficace aux incidents n'est pas figée. De nombreuses organisations se demandent ce qu’il faut pour être véritablement préparées, tout en restant potentiellement vulnérables à des incidents de sécurité préjudiciables.

Pour y remédier, les organisations doivent acquérir une compréhension approfondie de leur infrastructure afin de réagir efficacement aux incidents et de gagner en agilité pour s'adapter à un environnement de menaces en constante évolution.

La gestion des incidents ne consiste plus à se contenter d'une approche réactive ; il s'agit désormais d'adopter une approche proactive et de prendre des mesures pour prévenir les incidents avant qu'ils ne se produisent, en recourant aux cadres de gestion des incidents adaptés et aux solutions d'accompagnement appropriées, afin de garantir la résilience et la pérennité de l'entreprise, quelle que soit la menace.

1Faut-il appliquer plusieurs cadres de cybersécurité à la fois ?

Nous sommes à l'aube d'une nouvelle ère en matière de cybersécurité. Les solutions Tanium Converged Endpoint Management (XEM) apportent une amélioration significative par rapport aux méthodes précédentes de gestion des incidents, en offrant la visibilité et le contrôle nécessaires pour mieux se prémunir contre les incidents de sécurité, les gérer, y répondre et en atténuer l'impact.

La solution « Tanium Incident Response » accompagne les organisations depuis la détection d'un incident jusqu'à sa résolution complète, le tout au sein d'un outil centralisé et intégré. Notre solution complète et étend les capacités des principaux outils SIEM et EDR sans recourir à des solutions ponctuelles supplémentaires ni à des outils à petite échelle pour accéder aux données critiques manquantes et agir en conséquence ; elle intègre par ailleurs des réponses autonomes d’ s grâce à Endpoint Reactions.

Notre cadre de gestion autonome des terminaux « » ( ) constitue une avancée majeure qui promet de simplifier le processus de réponse aux incidents et d’en améliorer l’efficacité, garantissant ainsi que les organisations soient mieux armées pour relever les défis actuels et futurs en matière de cybersécurité. Vous pouvez demander une démonstration personnalisée à l'adresse afin de découvrir Tanium dans votre environnement.